Flux, reflux et confettis, la quart d’heure de gloire des matériaux.

L’impermanence matérielle des œuvres d’art, le remplacement des éléments qui les composent ou leur reproduction intégrale sont monnaie courante dans le champs de l’art actuel.
Si cela ne remet pas en question l’intégrité de l’œuvre, ni ne constitue une critique institutionnelle comme ce fut le cas dans les années 60, cela entraine de nouveaux modes d’existence des œuvres, partagées entre incarnation et dématérialisation.
De quelle manière cette matérialité fluctuante reflète-t-elle des systèmes de valorisation bousculés par les flux économiques et médiatiques incessant? En se basant sur l’histoire des vies et des morts de l’œuvre Sans Titre (Le Terril) de Stéphane Thidet, Isabelle Henrion tente de donner quelques éléments de réponse à cette question.

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STÉPHANE THIDET – Œuvre: Sans Titre (Le terril), 2008 lors de l’exposition Il faut imaginer Sisyphe heureux au Volume – Vern-sur-Seiche. Commissariat : Isabelle Henrion.
Photographie : Aître