ISABELLE HENRION – Commissaire invitée

IsabelleHenrionInvitée par la Collective, Isabelle Henrion propose un regard critique sur l’expérience du CAFE 420, cela au travers un exercice d’écriture thématique. Présente tout au long du projet au sein même du Phakt, elle co-commissarie avec l’association les temps forts du CAFE 420, plus particulièrement le vernissage et les rencontres avec les artistes intitulées ENTRETIENS. »

En tant que commissaire associée à L’Œil d’Oodaaq, Isabelle Henrion s’inscrit dans les recherches de l’association autour des différentes formes d’images dans l’art contemporain. L’art vidéo y constitue le point de départ pour questionner la place qu’occupe l’image dans notre société surexposée et pour aborder ses mutations à l’ère du tout numérique et du toujours connecté. En parallèle, l’association interroge les conditions économiques de l’émergence artistique et s’engage pour une reconnaissance des statuts d’artiste et de commissaire d’exposition. En 2012, elle participe en tant que co-curatrice au projet Making Of, imaginé par Kevin Muhlen, directeur artistique du Casino Luxembourg – Forum d’art contemporain. Le projet consiste à transformer le centre d’art en ateliers d’artistes partagés et ouverts au public, donnant une visibilité aux processus de création plutôt qu’à la seule exposition de leurs produits. Il est l’occasion d’organiser de nombreuses rencontres et tables-rondes autour des notions de travail et d’économie de l’art. Suite à ce projet, Isabelle Henrion oriente ses recherches autour de la valeur du geste artistique. Que véhicule-t-il lorsqu’il est issu de nos rituels quotidiens, excluant les notions de talent et de savoir-faire ? Sa valeur accroit-elle lorsqu’il est artisanal, fait main, accumulé ? Peut-il court-circuiter le précepte de la productivité inhérent à notre société capitaliste, ou mettre en question les codes de l’art contemporain ? Isabelle Henrion compte prolonger ces recherches lors de la première activation du CAFE 420 au PHAKT – Centre culturel du Colombier, et les nourrir d’une réflexion autour du récit autorisé de l’art contemporain.